Les chats mots d'Anny Duperey

Publié le 26 Mars 2013

Les chats mots d'Anny Duperey

Résumé

«J'ai pour les chats un amour raisonnable...»
Nous connaissions l'intérêt affectueux qu'Anny Duperey porte à ces silencieux hôtes de nos maisons, nous l'avions lu dans ses romans. De fait, elle est de ceux qui sacrifient parfois, avec un sourire indulgent, à
leur capricieuse indolence, peut-être parce qu'elle sait de quels surprenants attachements ils sont capables.

Comme la plupart de leurs maîtres, vassaux selon les heures, sans en être dupe, elle aime à considérer dans le regard des chats un miroir offert à notre humanité.

Ainsi est né ce recueil de textes choisis, dont Anny Duperey est parfois l'auteur, discrètement illustré par les silhouettes de chats et les signes calligraphiques de l'artiste Sonja Knapp.

Mon avis

Je ne suis pas très fan des poésies en général mais ce livre m'a attiré du fait qu'il parlait des chats, et c'est un faible mot que de dire que j'adore les chats, je les vénère !!!

J'ai passé un agréable moment à lire ces différents textes, certains forts poétiques d'autres racontaient plus une petite histoire. Je me suis surprise à aimer ces courtes lectures, à passer un petit moment le soir avant de me coucher à lire quelques textes en compagnie de ces auteurs amoureux des chats.

Note : 3/5

Quelques extraits que j'ai bien apprécié :

Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.

Elle cachait - la scélérate !
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L'autre faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

Paul Verlaine dans Poèmes saturniens

Le plus petit des félins est une oeuvre d'art - Léonard De Vinci

Pauvre chat de gouttière
M'ayant apprivoisé

Il ne m'enseigne pas
Que de bonnes manières
Pour être un brave chat

Il préfère la rue pour s'aiguiser les griffes
Il a pour compagnon de louches congénères
Miaulant des injures
Aux chats des beaux quartiers
Qui se battent entre eux
Dans le fond des poubelles
Et s'y blottissent quand
Les nuits sont trop cruelles

Il m'emmène parfois au faîte d'un pignon
Pour avoir, me dit-il,
Le coeur près des étoiles, marauder sans espoir
L'autre côté de la lune
Etre les rois d'un soir
Sur les toits de la ville...

Pauvre chat de gouttière
Chat de moindre fortune
Tu m'as donné la clé d'un monde sans lumière.

Marcel Bréchet dans Vagabondages.

Rédigé par La biblio de Véro

Publié dans #Livres divers

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